CHOIX DES CANDIDATS? (PPSL)

« J’ai passé des nuits blanches et sans sommeil pour vous donner ce coin de terre, prenez-en bon soin pour qu’il reste pour toujours un patrimoine national ».

La procédure interne d'un parti politique qui gouverne la sélection des candidats à chaque poste électif est directement reliée au concept de représentation. Le rôle constitutionnel des partis les oblige à observer des règles démocratiques internes plus exigeantes que les règles qui gouvernent les associations à caractère social ou les entreprises privées. L'objectif est d'assurer le caractère démocratique du parti sans préjudice pour les pouvoirs ou le charisme des dirigeants qui y prennent inévitablement de l'importance. Selon les circonstances historiques et politiques d'un pays, ces exigences peuvent être respectées par divers moyens.

L'une des procédures visant à limiter l'influence indue des dirigeants du parti est de choisir les candidats au moyen d'élections internes limitées aux membres de chaque association locale du parti ou ouvertes à tous les citoyens inscrits comme partisans du parti, à l'instar du concept d'élections primaires. Les deux procédures sont nettement différentes. L'élection démocratique à l'intérieur du parti présente l'avantage de transmettre un certain degré de transparence et d'engager une discussion libre au sujet des candidats. Il s'agit d'une assurance de participation démocratique interne qui ne vise en réalité que les membres actifs du parti, le choix des candidats demeurant entre les mains du parti lui-même. La procédure d'élection primaire offre l'avantage d'une plus grande participation au processus de tous les partisans qui se sont inscrits à cette fin auprès du parti.

Dans les pays où le choix des candidats continue d'être exclusivement la responsabilité interne des partis, la population semble accorder une préférence à la procédure d'élections primaires, mais les dirigeants des partis ne réagissent pas très rapidement à cette préférence. Il faut aussi considérer que, lorsqu'il s'agit d'élections qui ne se déroulent pas au niveau local, les élections primaires sont très coûteuses et, loin d'ouvrir l'accès aux candidats éventuels, leur imposent plutôt un fardeau additionnel en termes d'argent, de temps et de logistique.

QUELLES SONT LES QUALITES D'UN BON CANDIDAT? (PPSL)

• Pour la victoire électorale, à mon sens une simple recette: 1) Charisme 2) Crédibilité 3) Diplomatie.
• Un bon candidat est une personnalité charismatique, quelqu’un capable de rassembler des électeurs issus de toutes les franges de la population autour des idées de son parti en montrant qu’elles lui tiennent personnellement à cœur.
• Honnêteté. C’est l’une des deux qualités essentielles. On peut l’exprimer autrement, en parlant de « courage de dire la vérité ». En effet, les candidats doivent cesser de faire des promesses intenables à répétition, en sachant pertinemment qu’elles sont irréalistes.

Compétence. C’est l’autre qualité essentielle. Le candidat doit montrer qu’il mesure les conséquences de ses propositions et qu’il sera capable de les mettre en œuvre.

Capacité à rassembler, à susciter l’adhésion à son projet par-delà les clivages traditionnels. Cela suppose un certain talent oratoire, au sens positif. En effet, ce talent ne doit pas être utilisé pour maquiller la pauvreté d’un projet.

• Pour moi un bon candidat est un homme/ une femme qui maitrise les dossiers, a de l'expérience (a déjà exercé des mandats...), est considéré comme quelqu'un de sérieux en Haïti et à l'étranger, un candidat qui fait des promesses et un programme clair, sans contradictions, et qu'il tiendra.
• Honnêteté, Ambition, Courage.
• Pragmatisme, courage, avant-gardisme.
• Visionnaire, honnête, radical.
• Un bon candidat doit rassembler dans son camp pour éviter la percée des extrêmes, être ouvert sur le plan de l'évolution des mœurs , ne pas se poser en homme providentiel mais plutôt en technicien et avoir le souci de l'environnement .
• Un bon candidat vend bien son projet, de façon crédible, sans s'attaquer à celui des autres (il laisse ce boulot à ses proches !). Mais un bon candidat à l'élection présidentielle française doit être plus encore, pour créer ce fameux lien entre un homme et la nation : se montrer tout en gardant de la hauteur, donner de l'épaisseur à sa personnalité, se créer une position propre dans le paysage politique français, une relation unique. Le bon candidat est celui qui réussit le tour de force de réunir des qualités contradictoires : proximité avec les électeurs et stature élevée, rassembler les Haïtiens et proposer un cap clair, nécessairement clivant
• Un bon candidat doit avoir un projet politique consistant, cohérent, doit annoncer des mesures concrètes, et selon moi progressistes. Un bon candidat ne saurait être xénophobe et inciter à la discrimination.

Dans sa campagne, il ne doit pas recourir à la langue de bois ni opérer de stratégie électorialiste trop flagrante. Les mesures proposées doivent avoir un sens: elles ne doivent pas être un prétexte ayant pour seule fin la séduction d'un électorat particulier.
• Le charisme, la capacité à susciter l'attention, l'endurance, le pragmatisme et un soupçon de réussite, de "flair".
• Je vois quelqu'un d'irréprochable, pédagogue et pragmatique. Quelqu'un qui ne cache aux haïtiens l'état désastreux de la situation économique et financière et qui aura le courage d'aller jusqu'au bout pour permettre aux jeunes de ce pays d'avoir un avenir en Haïti.
• Un bon candidat doit avoir les qualités suivantes : il doit être un homme de raison, disposant d’une vision d’avenir d'Haïti et de sa place dans le monde. A défaut d’être un « homme du peuple » (aucun des présidents de la 5ème République n’a été « un homme ordinaire », tous provenaient d’une certaine élite – et la campagne à venir confirme cette tendance), il doit néanmoins être au milieu des haitiens, et être conscient de la réalité de leur quotidien.
• Un bon candidat doit rassembler dans son camp pour éviter la percée des extrêmes, être ouvert sur le plan de l'évolution des mœurs , ne pas se poser en homme providentiel mais plutôt en technicien et avoir le souci de l'environnement
• Au niveau communicationnel : unir rhétoriquement l'électorat ; quelqu'un qui a une vision et, en plus, qui a des expériences dans plusieurs domaines.
• Qu'il ait une vraie culture économique, une idée de la réalité concrète du terrain, du bon sens. Trois choses inexistantes pour le moment chez les candidats actuels.
• Les capacités de convaincre, de rassembler et d’entraîner sont essentielles pour fonder l’action politique. Elles se déclinent en sous-catégories : maîtrise des médias et des réseaux sociaux, programme compréhensible , équipe , fixation d’objectifs et surtout de méthodes . L’aspect méthodologique est prioritaire. Un but sans méthode pour l’atteindre est de la démagogie.
• L’honnêteté, la compétence, la crédibilité, le charisme, appliquer la notion de justice sociale.