PROTECTION DE L'EVIRONNEMENT (PPSL)
Le manque de vision pour bâtir un lendemain meilleur.
Le projet de société en cinq lignes
Une nation à construire avec un sentiment d'appartenance et de vie commune chez tous les citoyens.
Un pays à construire avec un environnement rétabli, des institutions saines et des infrastructures adéquates dans les coins les plus reculés de la nation.
Une Haïti qui s’occupe d’abord des délaissés en particulier ceux du monde rural, des ghettos urbains et du monde féminin.
Une Haïti fière et prospère qui réclame sa tradition de leadership et de service dans les Caraïbes et dans le monde.
Une Haïti qui réintègre la démocratie en respectant la transition politique comme un passage obligé et normal dans la vie nationale.
Démarche civique :
Le gouvernement et la société civile devront travailler conjointement pour infuser le sentiment d’appartenance à un même pays dans toutes les couches sociales afin que tous les citoyens se sentent héritiers du patrimoine national.
Le gouvernement et la société civile doivent s’efforcer de créer des institutions saines et des infrastructures qui soient accessibles à la section rurale la plus reculée,
afin que l’Haïtien se sente chez lui où qu’il se trouve sur le territoire national.
Le gouvernement et la société civile devront instaurer un sentiment de solidarité envers les délaissés surtout ceux qui vivent dans le monde rural et
dans les ghettos urbains, de même que les femmes.
Le gouvernement et la société civile doivent pratiquer la générosité envers les peuples de la terre déchirés par des
luttes intestines ou victimes du néo-colonialisme.
Enfin le gouvernement, à la fin de son mandat, devra céder diligemment le pouvoir sans hypothéquer ni les ressources humaines ni les ressources naturelles de la nation. Ainsi, il enseignera à la jeunesse que la
patrie est un travail en cours et qu’elle devra s’atteler à la tâche citée plus haut, demandée par Jean-Jacques Dessalines.
Notre politique de l’environnement
Utilisera notre dette envers le Pétro Caribe pour négocier un programme de “debt swapping for nature” ou échange de la dette contre les projets environnementaux.
Avec une enveloppe annuelle de 200 millions de dollars reçus pour payer la dette. Nous emmétrerons la valeur correspondante en monnaie nationale pour reboiser nos montagnes en bois précieux comme le cèdre et l’acajou, créant ainsi un Fonds Souverain permanent qui rendra Haïti immensément riche quand cette forêt attendra son apogée dans quinze ans. Le charbon de bois sera produit seulement par l’État qui veillera simultanément à l’aménagement continu des forêts plantées à cet effet.
Le 2 janvier, le 1er mai, le 18 mai et le 18 novembre seront transformés en des journées de réflexion et de volontarisme visant à redresser l’environnement physique et resserrer les liens
sociaux entre les fils et filles d’Haïti. Aussi, nous avons proposé un budget de 850 millions de dollars US pour toutes ces initiatives. Ce budget sortira d’une taxation nationale et équitable des Haïtiens vivant en Haïti et sur un impôt
international pour les membres de la DIASPORA qui conservent la citoyenneté haïtienne. Ces derniers recevront un crédit et une exemption sur l’impôt payé, cette exemption sera négociée par le gouvernement haïtien avec les pays hôtes. Ce montant payé à Haïti ne sera pas perçu deux fois sur le contribuable. Celui-ci bénéficiera aussi de la sécurité sociale et médicale en Haïti dans sa vieillesse.
L’aménagement de l’environnement.
Dieu merci ! Nous avons Pétro Caribe comme un bailleur de fonds, parce que notre dette internationale de 3,7 milliards de dollars envers cette structure financière pourra être échangée contre des projets environnementaux dans le cadre du programme dénommé “debt swapping for nature”. Nous chercherons à collecter chaque année des pays et
institutions pro-environnementaux 200 millions de dollars pour payer la dette annuellement. En contrepartie, ce montant sera converti et utilisé en monnaie nationale fournie par la Banque centrale. Ainsi nous serons enrichis de 200 millions de dollars chaque année, un montant que nous n’avions
pas auparavant, pour la plantation et la protection des arbres précieux comme le cèdre, l’acajou, le bois de chêne, le bois d’ébène que nous pouvons importer de nos frères de l’Afrique et la mangue Francis, aussi bien que le «bayeron » pour produire le charbon de cuisson.
Ce projet contribuera non seulement à soulager la souffrance et la misère en Haïti dans les 15 à 20 prochaines années lorsque ces forêts tropicales atteindront leur maturité, mais fournira un Fonds Souverain de plusieurs milliards de dollars tout en contribuant à refroidir l'atmosphère hémisphérique dans la Caraïbe.
En outre, l’État haïtien sera la seule entité à produire du charbon de bois à des fins de cuisson, tout en gérant les arbres et les plantations à cette fin. Il vendra le charbon aux grossistes suivant la même formule que celle utilisée pour la vente d'essence dans les stations-service. Le charbon sera vendu au détail et à un prix réduit (300 gourdes par sac).
L’aménagement de l'environnement deviendra une source de sécurité, de protection et de richesse pour l'État haïtien. Chaque ménage haïtien sera formé à la production de plantules avec de l'engrais naturel à partir des déchets domestiques. Cela pourrait conduire aussi à la production familiale de gaz
combustible grâce au transfert de technologie fourni par le ministère de l'Environnement.
Ce projet d’échanges de dettes contre les projets d’environnement n’absout en aucune façon les dilapidateurs du Fonds Pétro Caribe. La justice haïtienne devra suivre son cours pour rechercher
et punir les coupables avec dédommagement au peuple haïtien.
