DIASPORA (PPSL)
Un Projet de Société qui rendra Haiti riche puissante et independante.
Chers compatriotes du terroir et de la DIASPORA, notre pays, Haïti, fut bâti le 1er Janvier 1804 avec la prétention d'être une nation juste et accueillante qui présenterait au monde entier une société modèle, guidée par des leaders éclairés et créatifs et où l’homme vivrait dans la dignité, la paix et la suffisance matérielle. Deux ans après sa création, notre nation a échoué à cette mission divine avec l’assassinat de notre propre libérateur, Jean-Jacques Dessalines, le 17 Octobre 1806. Cependant, nous ne devons pas désespérer. Après avoir brisé les chaines de l’esclavage au profit de l’humanité tout entière, nous avons fait encore la une le 7 février 1986,
en démontrant au monde entier que la dictature était incompatible avec le concept du bonheur collectif national.
Trente ans plus tard, durant l’année 2018, nous avons montré au monde que le système d’apartheid de facto, la fausse démocratie installée en Haïti depuis 1987, ne conduit qu’à la misère, à la corruption et à la migration forcée vers les terres étrangères. Prenons donc en main la mission spéciale et spirituelle qui incombe à notre pays phare pour établir une nation suivant les principes dans ce manuel d’instruction civique en vue d’assurer le bonheur de notre peuple et ensuite
participer à celui du monde entier.
La DIASPORA haïtienne existe en tant que telle il y a soixante ans aujourd'hui. Nous examinerons les réussites de la DIASPORA afin de contribuer à façonner la marche à suivre
de la DIASPORA haïtienne pour la construction de leur pays et au développement de l’économie au profit de tous.
Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a été un appel à la conscience de la communauté internationale pour se pencher sur ce territoire pour voir comment vit
la majorité de la population haïtienne.
La campagne d'Haïti, avec ses 570 hameaux ruraux, n’a pas d'électricité, pas d'eau courante, pas de système d'évacuation des eaux usées, pas de communication téléphonique pas d'habitat décent, pas de routes pavées, pas de marchés publics propres,
un système de santé inadéquat et un appareil scolaire rudimentaire.
La partie triste de cette histoire est que le peuple haïtien a entre ses mains un moyen de réparation insuffisant. Les élections partielles et générales successives ont été un exercice en futilité et de corruption destiné à sceller plus profondément le statu quo. La communauté internationale a souvent été un incubateur malheureux de cet exercice macabre. La DIASPORA est dépourvue de tout muscle politique et elle est recouverte d'une stigmatisation
sociale d’étranger qui inhibe son influence et son désir d'aider.
La bonne question est de savoir comment dynamiser la DIASPORA pour qu'elle devienne une force pour elle-même et pour la mère-partie avec ses compétences et ses ressources personnelles en attente de fonctionnement. Pourtant, s’organiser en tant que groupe avec des liens d’affinité
multipliera les ressources de chaque individu.
En Haïti, le Ministère des Haïtiens de l’étranger a été créé en 1994 pour récompenser les efforts déployés par les Haïtiens de l’étranger pour faciliter le retour au pouvoir de Jean Bertrand Aristide. Mais le Ministère est sans statut juridique et sans financement. Son efficacité a été caractérisée par le dynamisme du ministre qui occupe le titre. En fait, l’un des ministres a ouvertement révélé qu'il avait emprunté de l'argent
au Ministère de la Jeunesse et des Sports pour voyager à l'étranger et rencontrer ses ouailles.
